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Mardi 9 octobre 2007
Drôle de titre mais il est vrai que si les vendanges sont terminées depuis plusieurs jours maintenant, les pressoirs (donc les fins de macération des peaux avec les jus) ont tendance à tarder vu la qualité des raisins cette année (du moins pour la Provence).
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Voici quelques images d'un décuvage d'une partie du Clos de la Procure (cuve de carignan dite du pompier assemblée à celle de la mamie).
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On charge le pressoir...
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On sort le "gateau".
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On amène le tout à la distillerie (là on pèse la voiture avant de la vider)
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et... on vide. Le cycle est bouclé.
par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Mercredi 22 août 2007

Nous y voilà, début des vendanges (tranquillement cependant sur le plantier de syrah de la Procure où nous avions laissé qu'une seule grappe par pied).

Voici des contrôles de maturités sur différents jus de raisins:

De belles couleurs... Un blanc à droite et juste sur sa gauche le beau rouge du plantier de syrah. Les grappes sont déjà à 14 % alc et visiblement les sangliers ont aimé cela (faut dire aussi que ce sont  des raisins bio et que ces sangliers ont du pif).

Comme c'est la première année que nous vinifions cette vigne, on a décidé de l'égrapper manuellement grain par grain pour en tirer la quintessence.

Manu a même ramené  un peu de travail à la maison !!!

 

 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Mercredi 18 juillet 2007
C'est le monde à l'envers. Partout en France, le temps est très mauvais depuis le début de l'été et ici il fait chaud et beau. Vous me direz de quoi je me plains, bon par rapport à ceux qui comme Didier Michaud vigneron du Bordelais (et oui il en existe aussi dans le Médoc !) ont perdu toute leur récolte ou nos co-blogeurs champenois, qui ont eu beaucoup de dégâts, je ne me plains pas.
Voici une photo prise la semaine dernière d'un canadair qui s'entraine sur le lac de sainte croix à charger ses réservoirs sans s'arreter et qui relache son eau dans la foulée... On aurait aimé que cela se fasse sur notre plantier !

Les vignes aiment le soleil, mais aussi un peu de pluie ça leur fait du bien de temps en temps . Donc, nous en sommes à nous demander si nous n'allons pas arroser nos petits pieds de vignes, car déjà qu'ils ont subi les 2 dernières années des canicules, qui ont été fatales pour certains pieds,  j'ai bien peur que certaines qui ont été fragilisées par ces années de sécheresse, aient du mal à  s'en sortir, si la pluie n'arrive pas rapidement et pour le moment elle n'est pas en vue.

En tout cas, pour nous 2007 s'annonce être un beau millésime, si bien sûr tout continue à aller comme ça.

Mais, avec notre expérience de grêle en 2004, un 17 aôut où nous avons perdu 50 % de notre récolte, disons que l'on ne peut pas être totalement rassurés, avant que les raisins ne soient rentrés dans le chai. Et, ensuite il reste toute la vinification qui peut s'avérer certaines années plutôt capricieuse selon les millésimes.

Notre tendance étant toujours de récolter des raisins vraiment mûrs, il faudra encore cette année faire attention à la surmaturité, car ensuite cela donne des vins caricaturaux et ce n'est pas ce que l'on cherche. On essaye de tendre chaque année, à travers nos procédés culturaux, vers plus  d'équilibre.
par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 15 juillet 2007

Voilà, après plus de 6 ans de travail uniquement à deux, (à part quelques saisonniers) nous avons décidé d'embaucher une personne pour nous aider aussi bien dans le chai que dans les vignes. 30 heures de travail par semaine,  qui vont nous permettre de nous concentrer uniquement  sur les aspects importants de notre métier.
 
Ici sur la photo Franck entrain de pulvériser à dos notre parcelle de la Font du Cure, que nous travaillons entièrement manuellement.

Celui qui fait maintenant partie de notre entreprise s'appelle Franck. Dans le vignoble,  il y a beaucoup de travail à faire, durant toute l'année, car le fait que nous soyons en agriculture biologique entraîne un sucroît de travail manuel. Il faut,  par exemple,  piocher chaque petit pied de vigne (6000 pieds) plantés en 2005 et cela plusieurs fois par année. Donc, Franck aura du boulot....Nous avons déjà pioché deux fois les pieds de vignes cette année et il faut encore recommencer, c'est vraiment un travail titanesque.

Et puis tout le travail du chai, avec les vendanges qui arrivent, il ne chômera pas, c'est certain.
 
Et ci-dessous, pour ceux qui n'en ont jamais vu en vrai, une cigale posée sur la main de Laurent. Elle se baladait tranquillement sur une de nos vignes de notre maison située à Toulon, donc assez loin (30 kms) de celle que Laurent aperçoit à Carnoules sur son tracteur. J'ai l'impression que cette année, les cigales ont quelques choses à nous dire....
 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 1 juillet 2007

Les cigales, maintenant, on les entend beaucoup et partout mais… on ne les voit jamais.

Et hier, sur mon tracteur, je passais le girobroyeur (sorte de tondeuse géante) pour désherber de façon mécanique (et non chimique) le domaine, et au bout de quelques minutes une cigale est venue se poser à coté du volant.

Elle ne chantait apparemment pas, elle était fine délicate et presque transparente comme le ciel de Provence de cette fin juin. Elle est restée là presque une demi-heure, j’ai pu l’apprécier

En me renseignant sur cet insecte, j’ai appris que certaines cigales pouvaient rester jusqu’à 17 ans en stade larvaire souterrain avant de devenir adulte une journée seulement à l’air libre !!!

Les cigales de Provence vivent en moyenne 1 mois et se nourrissent de la sève des arbres.

Voilà pour la page informative du blog… plus d’info sur les cigales

http://perso.orange.fr/insectes.net/cigales/cigal2.htm

 La parcelle finie (c’était la parcelle du péage avec les vieux cinsault qui entrent dans la cuvée Saint Saux et pour partie aussi dans la cuvée cure pipe citée dans l‘article précédent), je me gare avec le tracteur à la sortie de la parcelle pour cueillir les premières figues sauvages de la saison.

Le vent se lève, les premiers feux de forêt commencent à sévir sur le Var, c’est l’été qui débute…

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Lundi 23 avril 2007

Dans la série des petits métiers autour du vin, voici michael, mécano sur tracteur.

 Il se déplace avec son camion atelier pour venir faire des révisions, ou mettre en place un matériel spécifique (ici un intercep qui permet de dégager l'herbe autour des pieds de vignes sans avoir à pulvériser de desherbant chimique de type round up toujours hélàs très utilisé même dans des clus classés du bordelais à plus de 200 euros la bouteille !!! Un scandale...)

Et pour finir, voici un bol de richard Dewar que nous venons d'acheter au printemps des potiers de Bandol,

une manifestation de céramistes contemporains extraordinaire qui vaut vraiment le détour (comme quoi à Bandol, il n'y a pas que les grands vins rouges de terroir).

 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 15 avril 2007

Et voilà, nous y sommes.

Après avoir travaillé sur le clos de la Procure près de 4 ans et vinifié l’ensemble de la production sur la zone industrielle de la Garde (entre IKEA et Carrefour !), nous venons de franchir une nouvelle étape cruciale dans la vie d’un vigneron : la création d’un lieu de vinification et d’élevage spécialement dédié au vignoble.

 

Le permis de construire vient d’être déposé en mairie. Quand il s’agit d’un projet de cette ampleur et de surcroît en Provence, la tache n’est jamais facile. En effet, la Provence, c’est mon pays et un pays où l’on observait il y a quelques années une forte tendance à magouiller sur les permis de construire.

Un autre « sport local » était de construire un local à usage agricole (pour s’occuper de 1000 mètres carrés de serres plus ou moins rapidement abandonnées) et ensuite de transformer le tout en habitation avec une plus value non négligeable.

Des abus de ce type, il y en a eu (comme partout dans le monde d’ailleurs) mais aujourd’hui, les administrations locales ont tendance à se méfier plutôt deux fois qu’une.

De plus, ici le goût dominant pour les permis est à la tendance néo provençale (tous les lotissements se ressemblent et pas toujours du meilleurs goût, c’est le moins que l’on puisse dire). Bref, il n’existe quasiment pas de maison d’architecte ni d’architecture vivante de part chez nous…

Alors notre projet, quoique pas si « space » que cela fait un peu original face aux lotissements sans âmes des constructeurs locaux ou aux hangars agricoles à structure métallique en tôle que l’on retrouve encore dans notre campagne !!!

Bravo à nos architectes qui méritent d’être cités : Frédéric Momenceau et virginie Suiffet (F et V architectes de Marseille). C’est un de leur tout premier projet et nos espérons comme eux que le beau et le créatif l’emportera sur le standardisé et le consensus mou.

Nous vous tiendrons au courant de la suite des démarches (deux mois maxi pour la réponse des administrations).

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Jeudi 12 avril 2007

En cette pleine période d’effervescence bordelaise sur les primeurs 2006, nous avons accueilli hier un journaliste québécois, M. Chalifoux, qui vient faire un article pour la SAQ (société des Alcools du Québec).

 

Cet ancien formateur de l’ITHQ (célèbre institut de formation de sommeliers à Montréal) est venu pour quelques jours en Provence rencontrer les valeurs sures (Antoine Arena, Leccia , la tour du bon, Richeaume) et quelques domaines importés au Québec (les Valentines, Ott, Astros et régine sumeire).

 

Nous l’avions déjà rencontré il y a quelques années lors d’un de nos voyages dans la belle province (au restaurant le continental de notre ami et vigneron franco québécois alain Rochard (http://www.vignobleduloupblanc.com/loupblanc.htm).

 

L’occasion de se faire une verticale du domaine du clos de la Procure depuis le 2002 (premier millésime sur une parcelle : la font du cure) au brut de cuve 2006 (cuvée temporairement nommée les « gros seins » en 100 % mourvèdre) en passant par notre premier millésime d’assemblage du clos (le très solaire mais néanmoins frais 2003), par le grêlé mais reconnu 2004 (nombreux coups de cœur) et le 2005 actuellement en mise après 18 mois d’élevage et grandement réservé pour le marché de la SAQ (société des Alcools du Québec).

 

Petit tour dans les vignes particulièrement enherbées en ce moment (avec des petites fleurs variées et colorées), repas découverte dans un très bon restaurant de la Crau (auberge du Fenouillet qui mériterait un article pour le travail de son chef qui fait référence à thierry Marx et pour la démonstration en salle des potentialités de l’azote liquide !!!).

 

Belle journée et retour aux mises car nous sommes en lune favorable et en jours racines…

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Samedi 31 mars 2007

Drôle de titre mais c'est en fait pour dire que l'on vient de terminer la taille de nos 7 hectares de vignes.

Un proverbe vigneron : "taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars". Quand on pense que certains voisins ont déjà terminé de tailler des parcelles depuis le mois d'octobre.

La taille c'est un message que l'on envoie à la plante. On lui dit voilà, on enlève les bois surperflus et on te laisse juste les bourgeons nécessaires à la mise à fruit de qualité (6 à 8 grappes par pieds en gros), maintenant tu va pouvoir recommencer ton cycle annuel. Tailler trop tôt, c'est comme mettre un coureur du 100 mètres dans les starting blocks deux heures avant la course, cela parait incongru, non ?

Et voici donc manu, sécateur électrique (la batterie de 7 heures d'autonomie est sur le dos dans le gilet rouge !) en main (pour ma part, je reste fidèle au sécateur manuel à poignée tournante mais qui ne me permet pas de tailler les très gros sarments - la main fatigue vite).

A l'arrière plan, quelques oliviers pas encore taillés (ce sera en avril ou mai lorsque les risques de gelées auront diminués).

Pour le côté un peu pédagogique voici un exemple de taille :

c'est le gobelet traditionnel (ici à trois bannes ou charpentes qui portent chacune deux sarments qui auront eux mêmes une ou deux grappes). désolé pour la présence d'herbes mais nous sommes en bio tendance Fukuoka (auteur de "la révolution d'un seul brin de paille" à lire ne serait-ce que pour s'ouvrir à une autre vision de l'agriculture).

La taille dans ce cas, c'est supprimer totalement un des deux sarments (en général le plus éloigné de la souche pour éviter un alongement trop important du pied)) et sur l'autre ne garder que deux bourgeons (qui donneront au printemps, vous l'avez compris les deux futurs sarments et les deux ou trois futures grappes).

Finalement le gobelet, c'est pas si compliqué !

PS : cette parcelle est celle dite "des carignans de la mamie" qui ont plus de 50 ans et qui sont un peu fatigués. Ils sont vinifiés avec ceux du papy (autre petite parcelle isolée dans la garrigue). La qualité des raisins fait que chaque année, cette cuve peut rentrer dans l'assemblage NOWAT ou dans celui du clos de la Procure.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Vendredi 16 mars 2007
 Après deux semaines à l’étranger (Québec pour manu et Afrique pour moi) nous voilà de retour au chai et dans nos vignes (la taille n’est pas terminée – encore 1 hectare).On trouve dans la boîte aux lettres le dernier numéro de la revue Terre de Vins N°34 de mars 2007.

 A l’intérieur, un reportage d’Alain Bradefer (une de ses premières collaborations avec la revue de marc Medevielle) avec ce titre : le nouveau profil du négoce sudiste.

  Voici l’intro :

« Dans la foulée de Michel Tardieu, de jeunes négociants éleveurs, parfois même vinificateurs, s’appliquent sur de petits volumes, à reproduire un modèle qui a largement contribué au succès de la Bourgogne. »

  « Dupéré Barrera : les nouveaux chasseurs de terroirs en Provence »

 

 

 On y parle aussi de Gregory Hecht et françois Bannier (négociants en Languedoc) et de jean luc Poinsot (notre voisin en Provence).

 

 

Sinon concernant le texte, cela reprend plus ou moins notre histoire avec quelques erreurs : il s’agit bien d’emmanuelle Dupéré (et non Barrera) même si nous sommes mariés, l’important, selon nous, c’est le nom de naissance et non d’époux ou d’épouse.

 

 

Nous ne nous sommes pas rencontrés au BTS viticulture œnologie que nous avons fait ensemble en 1998 mais à Québec : lorsque j’ai fait mon stage d’ingénieur au département génie civil de l’université Laval en … 1989 (et oui déjà !).

 

 

 Par ailleurs, ce n’était pas la cuvée NOWAT (achat de raisin et vignoble en propriété) que l’on retrouvait chez Marc Veyrat (la ferme de mon père) et chez michel Troigros mais nos premières cuvées de négoce en côtes de Provence.

 

 

 Enfin, il évoque nos vins de domaine en notant que nous avions commencés par 50 ares (5000 mètres carrés) en 2002 (ce fut l’objet de notre cuvée la font du cure 2002 en 100 % grenache) mais il oublie de préciser que nous sommes aujourd’hui rendu à 7 hectares et que cette activité vigneronne dépasse désormais celle de négociant éleveur !

  

 

Voilà pour ces quelques précisions et encore bravo pour l’hommage rendu à michel Tardieu (aidé par dominique Laurent de Bourgogne) qui a été un vrai précurseur en matière de négoce haut de gamme sur la vallée du Rhône.

 

 

 Ps : dans le même numéro, un article sur le nouveau chai dessiné par le célèbre architecte jean Nouvel à coté d’aix en provence… On l’a lu avec nos architectes à nous (des jeunes qui démarrent et qui sont très doués : fréderic Momenceau et virginie Suiffet de Marseille) qui vont déposer ce mois-ci le permis de construire très original du futur chai de domaine du clos de la Procure.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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