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Présentation

Samedi 16 décembre 2006

Petite semaine à se casser le dos à la Procure : non, ce n’est pas encore la période la taille de nos vignes bien que les voisins coopérateurs ont presque fini la leur (alors, et c’est une vraie aberration qu’il reste encore quelques feuilles sur les ceps !).

Le Clos de la Procure ainsi nommé tient au fait qu’il existe des murets de pierre tout autour de nos vignes (ou des chemins).

Nous avons dans le cadre d’un CAD bio (contrat d’agriculture durable à vocation agriculture biologique) signé un engagement avec l’état pour entretenir ces murs de pierres sèches qui ont tendance avec le temps à s’effondrer (à cause principalement des sangliers qui adorent se promener entre nos parcelles).

Il a fallu louer un tractopelle et une petite pelle sur chenille pendant trois jours pour s’occuper que d’une vingtaine de mètres seulement ! Bref, la petite subvention d’une centaine d’euros a été très vite engloutie par ce poste. Faut dire aussi que ces travaux prennent aussi un caractère paysager évident réalisé pour les générations futures.

On en a profité pour déplacer des vieilles souches d’oliviers…

Et voilà, pour finir l’article, avec presque pas de rapport : une rubrique cinéma. On a beaucoup aimé cette semaine : la Nativité.

Outre le fait que l’on retrouve dans ce film une vinification NOWAT (avec foulage au pieds et pas de pompage), de l’huile d’olive, des belles céramiques utilitaires et des murets de pierre, on y retrouve aussi l’une des plus belles histoires de notre culture judéo chrétienne : la naissance du Christ. On est loin des films violents de Mel Gibson, l’intégriste, loin des pensées bornées de trop de fonctionnaires de l’église, on est dans un mythe auquel la beauté des images et des sentiments donnent totalement envie d’y croire. Bref, que vous soyez chrétien ou pas, Bobo de gauche ou cartésien, allez-y tout de même avec votre cœur d’enfant.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Vendredi 10 novembre 2006

Petite année que 2006 pour la récolte des olives : environ la moitié de l’année dernière. Cela vient du fait que l’automne fut très doux favorisant ainsi le développement de la mouche de l’olivier.

Cette petite mouche est très mignonne, élancée, un vrai mannequin mais dès qu’elle pique le fruit (l’olive), elle a tendance à la faire chuter prématurément de l’arbre ! D’où la perte de récolte.

Personnellement, nous ne traitons pas du tout contre la mouche, nous sommes contre, alors on en ramasse moins mais… qu’est-ce qu’elle est bonne.

Récolte avec notamment la mamie de 92 ans (qui nous a raconté l’histoire de son père obligé de déserter deux jours en 1914 pour pouvoir la reconnaître officiellement !).

Manu heureuse de sa récolte (ensoleillée) et la mamie a qui l'on a coupé quelques branches trop hautes.

Repas simple mais arrosé au champagne (cause anniversaire de mariage de nos amis bénévoles Fernand et Monique)... La grand-mère nous dit : "ça ne peut pas être mauvais, on en donne aux mourrants !".

Après quelques belles journées de cueillette, c’est le chargement dans la pauvre Picasso surchargée :

Arrivé au moulin à huile de Callas dans le haut Var réputé pour la qualité de son extraction, on décharge les olives avant la pesée (frais de trituration de près de 0,5 euro par kilo, sachant qu’il faut 8 kg d’olives pour faire 1 litre d’huile!).

Petit lavage et passage sur table vibrante (à noter que cette année, ce sera le fruité vert qui dominera avec donc beaucoup d'ardence et de garde).

Et une heure plus tard, l’huile comme par magie commence à s’écouler…

Le reste des fruits s’entasse à l’arrière dans une benne avant d’être utiliser comme engrais naturel.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 29 octobre 2006

Quasiment la Toussaint, le début de la nouvelle récolte des olives du domaine vient de commencer.

C'est une vraie méditation. Evidemment, il existe des moyens mécanisés de récoltes des olives, efficaces mais bruyants et polluants. Nous, non pas par masochisme, mais plutôt par plaisir d'être attentif dans l'instant présent, nous préferrons les cueillir une à une et à la main.

Du coup, même ma soeur enceinte (et presque prête à accoucher) en profite pour faire quelques exercices bras tendus.

Voilà un petit assortiment d'olives (variété Cayon) avec une majorité de vertes (moins mures) qui permettront d'obtenir un fruité "vert" avec une ardence très marquée recherchée pour un premier pressoir.

La journée se termine tard (jusqu'au couché du soleil), il fait encore chaud : près de 27 degrés, un record. La séance de méditation vient de se terminer... On remet ça demain. 

 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 4 juin 2006

La revue du vin de France vient de sortir son numéro « spécial millésime » qui fait le point sur la qualité du millésime et des vins pour l’ensemble des régions de France.

 

Le point positif, c’est que des centaines d’échantillons sont dégustés et que cela permet d’avoir une vue d’ensemble assez juste, le point négatif, c’est qu’un seul journaliste déguste chaque région. Du coup, l’appréciation du millésime est très liée au goût et aux qualités du journaliste unique, souvent influencé par les politiques de communication des syndicats d’appellations.

 

Et voilà, les résultats sont les suivants : à Bordeaux, c’est (comme quasiment chaque année) le millésime du siècle. Partout en France, c’est aussi, semble-t-il un très grand millésime sauf… à en croire la RVF, en Provence !!!

 

En effet, jugez par vous-même, 150 vins dégustés et… seulement 4 vins rouges retenus (et 8 rosés). Cela parait tout de même très sévère !

 

Parmi ces 4 vins rouges, on retrouve notre côtes de Provence : le Clos de la Procure issu de nos vignes cultivées en bio (certifiées). Voici le commentaire de Philippe Maurange :

« Palette aromatique sur le laurier, tannins fins et structurés, élégants ».

 

A noter, histoire d’en rire, tellement c’est gros, que dans la même semaine, nous avons appris par l’INAO que ce même vin venait d’être refusé à l’agrément côtes de Provence sous les motifs suivants : « maigre et insuffisant » !!! On précise qu’il s’agit d’un assemblage grenache mourvèdre de vieilles vignes à 30 hectolitres par hectares et très murs (14 % alc !).

 

Voilà, désolé pour le peu d’article sur notre blog en ce moment, mais avec la sécheresse qui commence à sévir, on doit commencer à arroser nos petits plants de Syrah qui sont encore des bébés !

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Jeudi 27 avril 2006

Certains en lisant nos articles nous disent avoir l'impression que nous sommes toujours en voyage, en fait c'est que l'on écris beaucoup lorsque nous sommes en déplacement mais de "la job" (à la vigne et au chai), il y en a !

En ce moment, nous travaillons nos terres (près de 7 hectares). Pas d'herbicide (nous sommes en bio), cela veut dire que l'herbe pousse pas mal et qu'il faut "griffer" le sol pour la limiter. Emmanuelle et moi même alternons à cette tâche qui, il faut le dire, abîme pas mal le dos.

Des variétés incroyables d'herbes poussent dans le plantier. Les couleurs sont superbes : bleu pour la bourrache, rouge des coquelicots, jaune, vert, etc... Mais cela veut dire aussi que les graines sont là, dans le sol, pour l'année prochaine, donc le travail du sol est un cycle et.. il n'est jamais fini.

 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 16 avril 2006

 De retour du Québec, nous voilà reparti pour l'Italie. Après 7 heures de route, nous arrivons près de Vérone.

 Notre lieu d'accueil est la Villa Favorita pour le salon "vin nature" organisé par Angolino Maule (vigneron italien).

Voici ci dessous, l'une des belles salles qui accueillaient les vignerons, nous étions installés dans une salle voutée au sous-sol.

Me voilà sur notre stand prête à faire déguster nos vins (La Procure blanc 2004, Rouge de 2002 à 2004 et Nowat 2003).

Ci-dessous Jessica, "notre" traductrice italienne que le salon nous avait mis à disposition. Quelle femme charmante.

 

 Parmi nos découvertes du salon,  nous avons dégusté un domaine italien vraiment très intéressant. Il se nomme Panevino qui est situé en Sardaigne. Leur cépage est le Cannonau,  qui est le nom du cépage grenache la-bas.

Nous avons aussi beaucoup aimé le vin de paille du Domaine de la Tournelle, les Alsaces de Bott-Geyl, les vins d'Antoine Arena, Domaine de Bellivière et  les champagnes de Boulard. Il y en avait pleins d'autres, mais nous n'avons pas eu le temps de tout déguster.

Ci-dessus, les "Bott-Geyl" d'Alsace, comme vous pouvez le voir il n'y avait pas grand chose à déguster :-))))

Le co-bloggeur Francis Boulard de Champagne en plein service.

 Ce fut aussi  l'occasion de voir notre importateur japonais et ses collaborateurs.

 Deux jours à rester debout derrière un stand et à rencontrer des amateurs et professionnels, c'est passionnant mais épuisant ! Après cela, une brusque envie de se retrouver "chez nous", dans nos vignes, dans notre chai. La communication, c'est très utile mais on est loin du concret, du "toucher". 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Jeudi 23 mars 2006

La Font du Cure, c'est le nom de notre première parcelle achetée en 2002. Celle dont je vous ai parlé dans l'article concernant les tortues d'Hermann. Chaque année  nous gardons cette parcelle à tailler en dernier. C'est la parcelle qui est la plus éloignée de la majorité de nos vignes qui se trouve à Carnoules. Cette parcelle se trouve au Cannet des Maures à 20 minutes de Carnoules par les petites routes. Les vignes sont en pleins milieu de la petite montagne que nous voyons sur la photo. Au sommet c'est le vieux village du Cannet des Maures.

La parcelle est isolée, l'endroit est très beau, nous avons une affection particulière pour cette parcelle car c'est la première parcelle que nous avons acquis en 2002. Le reste des vignes est arrivé en 2003. Pour le millésime 2002, nous avons vinifié uniquement cette parcelle sous le nom de notre domaine. Le millésime n'a pas été un millésime facile car il y a eu la pluie à partir du 8 septembre et ça ne s'est pas arrêté. Mais la chance que nous avons avec cette parcelle c'est qu'elle est plantée uniquement en grenache et que l'avions vendangé debut septembre donc pour nous le facteur pluie n'a eu aucune conséquence.

Nous avons fait la mise en bouteille de ce millésime l'année dernière, mais je ne sais pas si c'est parce que nous étions stressés car c'était notre premier millésime, mais nous avons décidé de la mettre en vente uniquement la semaine dernière. Pour nous, ce vin commence vraiment à s'exprimer maintenant. Pour le millésime 2002 et lorsque cela est intéressant nous ne l'assemblons pas avec le reste, c'est à dire la procure, nous en faisons une cuvée distincte que nous appellons : Font du cure.

Donc, je reviens à mes moutons, nous finissons la taille avec cette parcelle qui est comme notre bébé, c'est avec elle que nous avons fait nos premiers pas sur le chemin de l'agriculture biologique.

 

La Font du Cure sous le soleil de provence (une source - fontaine - se trouve à 50 m sous la parcelle et appartenait au presbytère du village, d'où ce nom bizarre !)

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 19 mars 2006

On discute beaucoup en ce moment avec les amis vignerons des traitements que l’on va faire cette année dans nos vignes.

 

Des pistes à suivre pour éviter l’emploi de produits de synthèse surpuissants aux effets secondaires pas toujours maîtrisés.

 

 En effet, le domaine du Clos de la Procure est en agriculture bio depuis 2003 (et avec le contrôle Ecocert depuis 2005). Le contrat d’agriculture durable option Bio (CAD signé avec l’état français) nous permet d’obtenir quelques subventions pour l’achat de matériel performant de traitement des vignes et de travail du sol. Nous venons donc d’acquérir cette semaine un pulvérisateur Holder (rampe verticale à flux tangentiel créant un doux tourbillon d’air pour pouvoir traiter dessus et dessous chaque feuille : en effet en bio, seul les produits de contact sont autoriser pas ceux qui pénètre la plante via la sève). Le plus dur à avaler, c’est que ce pulvé nous a coûté plus cher que le tracteur en tant que tel !

 

Ceci dit, il s’agit d’un petit tracteur Renault d’occasion sans cabine pouvant cependant accepter un outils hydraulique intercep évitant ainsi le classique désherbage chimique au round up. Ce même produit que certains vignerons pensent qu’il est « bio »,  car ils ont vu une pub à la télé avec un chien qui déterre un os à l’endroit la matière active de produite  (le  glyphosate) a été répandu. L’histoire ne dit pas si le chien présente aujourd’hui, un cancer comme, hélas, trop de nos collègues agriculteurs abusés par les firmes agro industrielles richissimes.

                                             

  

Pour revenir à notre réflexion du début, nous discutions des divers produits utilisables contre principalement l’Esca, l’Oïdium et le Mildiou. Ce sont là, trois champignons (on peut presque parler d’algues pour le mildiou tant celui-ci semble lié à l’eau) qui peuvent détruire une récolte voire dans les cas extrême un vignoble. Il existe bien sur d’autres maladies mais souvent celles-ci sont liées à l’équilibre du vignoble (un vignoble équilibré écologiquement ne voit l’apparition de ravageurs comme des acariens ou des vers de la grappe que de façon modérée et donc très acceptable).

Des pistes existent chez les biodynamistes (tisane d’orties, préparations dynamisées etc), dans la gamme des produits Plocher (sorte de traitement homéopathique), avec le trichoderma (champignon inoffensif qui s’installe sur le cep en empêchant les autres champignons – notamment les trois cités ci avant – de prospérer !)… une autre piste existe, elle est passionnante et déroutante et pourtant pratiquée depuis des dizaines d’années dans les Jardins de Findhorn (on vous en reparlera dans ce blog, c’est promis).

 

Et pour conclure, j’ai envie d’écrire que le meilleurs traitement pour la vigne, c’est quand le vigneron la traite avec… beaucoup d’amour !

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Dimanche 5 mars 2006

Bonne fête donc à toutes les grands-mères !

Une fête, certes un peu commerciale, mais qui est surtout l’occasion de faire un bon repas au clos de la Procure entre deux parcelles à tailler (cf le dicton populaire chez les anciens vignerons « taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars »).

La grand-mère (celle qui nous a aidé à la récolte des olives et qui aimerait bien aussi piocher notre plantier de syrah !) est en grande forme aujourd’hui. Elle nous a préparé une spécialité de Nouvelle-Calédonie (un bami asiatique) avec quelques aubergines à l’huile d’olive de la Procure.

 

On a pu profiter de la présence de toute la famille pour déguster des Dupéré Barrera de 2000 (Costières de Nîmes, Côtes de Provence en caractère et Rivesaltes).

Ces trois vins se dégustent très bien en ce moment après une période de relative fermeture.

Photo de notre petit hangar agricole qui est presque terminé (il ne reste plus qu’à mettre une tonnelle pour avoir un peu d’ombre cet été).

Il fait donc beau en ce moment (un petit clin d’œil pour nos lecteurs et amis québécois) et cette dernière photo de l’abricotier du jardin en pleine floraison.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Samedi 4 février 2006

La Taille continue et… c’est plutôt boueux.

De la terre d’amitié comme on dit en Charente (elle colle pas mal aux chaussures). Et en redégustant aujourd’hui une Procure blanc 2004 sur une bouillabaisse (article à venir dans notre blog), je comprend mieux le pourquoi de la plastique et de la minéralité de ce vin !

Pendant ce temps, il n’y a pas que nous qui travaillons… mais aussi les moutons, desherbeurs naturels des oliviers et des restanques de la Procure.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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