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Texte Libre

 

Certains nous connaissent, comme négociants sur le Sud Est de la France, d’autres comme vinificateurs (selon le processus Nowat), ou en tant que vignerons bio en AOC Côtes de Provence. Nous avons notre propre vision du vin, nous sommes dans le monde du vin sans être du monde du vin. Le blog est aujourd’hui un excellent moyen de communiquer et de partager ses idées avec d’autres visionnaires du vin ou de vrais amateurs oenophiles… Nous allons essayer de faire partager notre passion du vin, mais aussi nos passions en général. A ce propos, nous venons de créer un blog sur la céramique d'art, n'hésitez pas à y jeter un oeil et à nous donner vos commentaires.

http://blogceramique.over-blog.com

Si vous souhaitez avoir d'autres informations sur nous, vous pouvez aussi consulter notre site internet :

http://www.duperebarrera.com

Mardi 25 octobre 2005

Il y a un an maintenant, nous sommes allés rendre visite à nos importateurs et clients du pays du soleil levant : le Japon. Ce voyage merveilleux nous a permis de découvrir une culture passionnante !

 L’occasion aussi d’appréhender une grande gastronomie et des amateurs de vins bien plus connaisseurs qu’on ne peut le penser.

 

   Pourtant, on a décidé de débuter cette série découverte par un grand classique : le sushi boat. C’est une sorte de fast food mais avec des ingrédients ultra frais (faut dire que nous sommes là sur la côte nord ouest à Sakata, ville de pêcheurs).

Le restaurant est très populaire mais ce que l’on retrouve dans l’assiette est d’un niveau que personnellement, nous n’avons jamais retrouvé en France (au Québec oui mais c’est une autre histoire).

 Le principe est simple : les plats circulent sur une sorte de bande roulante, il n’y a qu’à prendre ce qui nous fait envie…

 

 

 

Ensuite, la qualité (et donc le prix) des poissons est fonction de la couleur de l’assiette (l’or c’est les plus cher, il y a aussi des bleues, des vertes et des blanches - les moins chers / moins de 2 euros le plat).

Ainsi, on mange et les plats sont préparés devant nous il faut juste se servir, empiler les assiettes et pour l’adition, une serveuse vient simplement les compter !  

                  Photo de manu particulièrement amatrice de sushis !!!

Et pour finir, deux images prises au nord de Sakata, un pêcheur et les sculptures sur les rochers d'un moine boudhiste datant de plusieurs siècles... le grand jeu est de les retrouver toutes (il y en a des dizaines disséminés sur la côte). Elles s'effacent avec le temps et pourtant qu'est-ce qu'elles sont belles !

 

par Dupéré Barrera publié dans : gastronomie découverte
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Dimanche 23 octobre 2005

Cette année, nous avons vinifiés quelques dizaines d’hectolitres de vins dans notre chai de La Garde (70% de rouge, 15% de rosé et 15% de blanc). C’est à la fois peu et beaucoup. Compte tenu de notre façon de travailler (Nowat + le fait que notre plus grosse cuve de vinif fait 1500 litres), cela représente tout de même 19 cuves !

 Mi octobre, on réalise des pressoirs tous les deux ou trois jours. Les résultats sont plutôt très sympas.

 Pourtant, dans le vignoble, en Provence, on entend tout et son contraire... Cela veut dire que c'est une année pas si facile = tout ne sera pas bon.

En effet, la sécheresse en 2005 a induit des blocage de maturité sur :

1 les jeunes vignes et les vignes desherbées chimiques (enracinement peu profond)
2 les terrains qui craignent la sécheresse (coteaux et schistes)

Les pluies de débuts septembre ont également abîmées les raisins pas sains ou pas équilibrés

Pour notre part, nous n'avons en propriété pour le moment que des vieilles vignes sur terrains très riches en argile et conduites en bio à très faible rendements donc aucun problème.

En revanche pour nos vins nowat (achats de raisin notamment en coteaux schisteux) on a été obligé de sélectionner les parcelles plus sévèrement (par exemple quasiment pas de syrah nowat cette année!!).

 Voilà, c’est encore trop tôt pour un bilan global car on n’a pas fini les décuvages… mais on s'en approche.

par Dupéré Barrera publié dans : vendanges 2005
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Vendredi 14 octobre 2005

Aucun guide n’est parfait, certains sont le reflet de leurs auteurs (Bettane Dessauve burtschy Parker et Rovani, etc) d’autres correspondent à des dégustations éparses et totalement hétérogènes et ont le mérite de « passer » des centaines d’échantillons.

 

 Aujourd’hui, suite à une discussion avec un agent commercial sur les USA (et plus précisément le Texas !!!), je vais vous parler d’un des guides de vins les plus réputés : le guide Hachette. Je n’écrierai pas sur l’ensemble de l’ouvrage mais plutôt sur ce que je connais bien : la Provence.

 Tout d’abord Bandol : comment expliquer l’absence dans le dernier guide Hachette en Bandol Rouge de Tempier, de la Tour du Bon, de notre cuvée india et d’autres. Pour cette appellation, il faut savoir que les échantillons doivent être déposés dans un cabinet d’œnologie. Oui, vous avez bien lu, chez un œnologue qui opère de façon commerciale dans nos aoc locales en sachant que rien ne garantie le dépôt des bouteilles (pas de reçu) ni qu’elles soient dégustées par la suite !

 

 Bref, une erreur énorme de la part de ce guide qui se dit pas « magouillard » mais qui manque c’est le moins qu’on puisse dire de rigueur et de bon sens (c’est comme si on demandait à Bernard Tapie d’être l’arbitre d’un match PSG OM).

un drole de zèbre (comme le guide)

 

 Pour les dégustations Hachette en aoc côtes de Provence, les échantillons sont regroupées auprès du syndicat, ce qui parait plus juste éthiquement parlant.

 

 Pour avoir participé plusieurs années de suite en tant que membre du jury, je tiens à souligner l’extrême variété de ces jurys qui vont de l’œnologue perfectionniste (mais pas nécessairement hédoniste), à la petite madame propriétaire qui n’y connaît rien à la dégustation et qui cherche juste à reconnaître son vin. Bref, certaines « piquettes » se retrouvent avec une étoile et certains grands vins se retrouvent éliminés (car trop aromatique !!! ou bien boisé perceptible, oui, ce sont deux motifs que j’ai entendu !). 

 

 Et pour conclure, petite expérience sur un coup de cœur acheté cette semaine et dégusté dans la foulée (un 2004, donc brut de cuve à l’échantillonnage du guide Hachette, et aujourd’hui mis en bouteilles après probablement, une rectification acide tartrique et soufre en grande quantité + une filtration stérile spéciale grandes surfaces qui veulent des vins limpides comme de l’Évian). Comme disait un grand compositeur canadien présent chez nous hier : « c’est de la roupie de sansonnet », bref  même pas sur qu’on en mettrait dans une daube provençale) !

 

 Nous sommes désolés de ces critiques qui peuvent paraître négatives mais notre choix est celui de la qualité et de la vérité, des valeurs que recherchent aussi aujourd’hui les consommateurs et amateurs oenophiles.

Et pour finir sur une note positive, voici des chèvres marocaines qui commencent à récolter les fruits des arganiers. Juste pour rappeler que même si les vendanges sont aujourd'hui terminées, on pense déjà à nos oliviers qui sont presque prêts (en tous cas, si l'on cherche un fruité vert et une forte ardence).

par Dupéré Barrera publié dans : humeur du moment
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Jeudi 13 octobre 2005

Si vous venez passer quelques jours dans notre belle  région, vous avez peu de choix pour bien manger. Il y a chez nos copains Mike (responsable slow-food provence) et Cathy, mais ils sont très occupés. Deuxième choix, vous pouvez nous téléphoner et nous essayerons de  vous préparez un repas dans l’optique slow-food (voir le lien que nous avons mis sur ce mouvement très intéressant) ou bien vous réservez votre table au restaurant le verger des Kouros (Oui, je sais Pascal J)

Le restaurant est situé à 15 minutes de Toulon en direction de Nice dans le village de Cuers.

Ce qui est frappant c’est que pour bien manger dans la ville de Toulon, vous avez peu de choix. Notre favori est un Tunisien : Le sidi Bousaïd situé sur la rue Jean-Jaurès, leurs spécialités sont les Kuchas et les Tajines aux pruneaux. L’ambiance et le service sont vraiment très sympas. Ils ont quelques vins marocains et tunisiens sympas. Ce n’est pas une adresse gastronomique, mais une adresse pour passer une soirée agréable.

Donc, disons que pour bien manger, il faut aller jusqu’à Cuers, car ensuite c’est soit Nice ou Aix en Provence. Le choix ici est vraiment limité et nous pensons qu’il y aurait de la place pour des chefs de talent. Je lance donc un SOS à tous les chefs de la terre, venez sur Toulon nous faire des bons plats, on en a marre de la cuisine pour touristes. Voilà, c’était mon cri du cœur de la journée, mais je n’ai pas trop d’illusion que cela va changer.

Faute de mieux,  nous avons donc fait du verger des Kouros notre cantine. Le midi, ce restaurant  propose un menu unique avec entrée-plat-dessert à 15 euros. C’est toujours fin et plein de saveurs. Le soir, pour 31 euros il y a 3 entrées, un plat et dessert.  Les frères Kouros sont d’origine grecque, ils sont trois, deux en cuisine et un en salle.  Leur  cuisine est inventive et  puisse leur influence bien sûr de Provence et quelques fois de Grèce, mais aussi d’Afrique et d’Asie, ce qui donne  des saveurs certaines fois très surprenantes et toujours savoureuses.

Nous y sommes allées il y a quelques jours avec mon père et de la famille québécoise et voici quelques photos de ce que nous avons mangé.

  

 

 

Première entrée : Tempura de Thon germon, tomates confites, fenouil et tapenades d’olives noires

 

Deuxième entrée : Foie gras avec une purée de Figue. Le foie était vraiment très bon.

  

 

 

 Troisième entrée : Moelleux de Courgettes, crème safranée. C’était vraiment savoureux. Une association que je n’aurais jamais pensé faire.

  

 

 Plat principal : Nous avions le choix entre : Le râble de Lapereaux bardé de lard paysans, jus de cuisson, figues confites ou le pressé de Palerons au vin rouge et cèpes.

 Dessert : Nous avions le choix entre moelleux au chocolat et sa glace à la vanille ou Ananas caramélisé.

 

 

 

La carte des vins  présente un bon choix de domaines provençaux, malheureusement pas les meilleurs, mais si vous y mangez qu’un seule fois cela devrait aller. Preuve que nous ne sommes pas chauvin, nous avons dégusté un Bandol rouge de Pibarnon 2001, c’est certainement le meilleur vin de leur carte.

 

 

 

Si vous venez dans notre région et que vous n’osez pas nous téléphoner (tant pis pour vous) et que vous allez manger chez les Kouros, dites-nous ce que vous en pensez ?

En passant, pour ceux qui habitent Montréal, notre copain et ancien stagiaire Pascal Paradis est maintenant sommelier au très bon restaurant gastronomique le Toqué. Donc, si vous y allez, passez lui le bonjour et n’hésitez pas à  lui poser des questions pièges pour tester ses connaissances  J

 

par Dupéré Barrera publié dans : gastronomie découverte
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Dimanche 2 octobre 2005

Les vendanges 2005, vont nous permettre d’élaborer une nouvelle cuvée. Parmi les vins vinifiés chez nous, il y a les Nowat (sélections de parcelles) et les vins de notre domaine du clos de la Procure.

 

 Les vins rouges du domaine sont constitués de :

 

L’entrée de gamme : cuvée cure pipe (équivalent d’un second vin)

Le cœur de gamme : cuvée la Procure (depuis 2003)

Une parcelle spéciale (située à 20 km de la Procure) : la Font du Cure (100 % grenache) vinifiée depuis 2002 et pas encore commercialisée.

 

 Et probablement cette année, une cuvée haut de gamme (la Sinécure) : deux parcelles de très vieux carignan et mourvèdre pourraient rentrer dans a constitution de cette cuvée.

 

 

 

 

Sur la photo, on observe une petite cuve (300 litres) particulièrement colorée et suave. Presque une crème de beauté, une vinothérapie pour emmanuelle et christine (morte de rire)…

 

  

 

Les vendanges sont terminées. Nous sommes très contents de nos cuves mais les premiers échos de nos voisins provençaux sont plutôt pessimistes (et même à Bandol !). Pour se changer les idées, rien de tel qu’un peu de calme et de sérénité dans l’abbaye mère de la Procure située à quelques km du vignoble : le Thoronet.

 

Vue du cloître

par Dupéré Barrera publié dans : vendanges 2005
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Mardi 27 septembre 2005

Après avoir foulé légèrement aux pieds le raisin, le père Barrera et Yves (chef d'entreprise informaticien en pointe !!! et amateur de vins), le remplisse à la force des bras. 

Gros plan sur les pieds de Manu (les raisins ont une maturité parfaite / bien rosés).

Ensuite, on presse (verrin hydraulique, no watt donc).

Et la mama Barrera, récupère sceau après sceau le jus de nos vieilles vignes d'ugni blanc de la Procure...

On enlève le gâteau...

Et direction du raisin pressé à la distillerie (le gros camion devant, ça n'est pas notre production) mais plutôt ça :

Une goutte de marc bio dans un océan de reste de rosé de Provence

par Dupéré Barrera publié dans : vendanges 2005
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Samedi 24 septembre 2005

Chaque année, nous vendangeons bien sûr nos vignes de la Procure, les raisins des vins Nowat (Cabernet sauvignon, syrah, carignan, mourvèdre) et... pour le plaisir, une nouvelle parcelle spéciale, unique et extrême.

 

L’année dernière, c’était à Saint-Tropez, cette année, c’est une parcelle totalement perdue dans le massif des Maures. Plusieurs kilomètres de pistes pour atteindre cette « défriche » en sommet de colline.

 

Au loin, à perte de vue, le massif des Maures, plus proche, l’autoroute Toulon Nice, et sous nos pieds : des schistes pire qu’à Banyuls.

 

Des très vieilles vignes de mourvèdre à rendements naturellement très très faibles (10 hl par hectare).

Bref, une matière première d’exception que l’on suit depuis la taille…

 

Un grand Nowat en vue… Un nouveau vin naitra bientôt… Que sera-t-il ?

par Dupéré Barrera publié dans : vendanges 2005
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Jeudi 22 septembre 2005

voilà enfin notre site internet est en ligne. Si vous avez envie d'y jeter un coup d'oeil, l'adresse est :

http://www.duperebarrera.com

Dites-nous ce  vous en pensez.....

On promet de faire un article demain, mais en ce moment les journées sont interminables et crevantes, les neurones sont fatiguées, mais le raisin que l'on rentre est beau, c'est l' essentiel.

 

 

par Dupéré Barrera publié dans : humeur du moment
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Dimanche 18 septembre 2005

Voilà avec plusieurs semaines de retard un petit article sur : LE THE. Sujet bizarre pour un blog sur le vin et justement dès le départ on a décidé que ce ne serait pas uniquement un blog sur le vin, mais aussi sur toutes sortes de choses que l’on aime et que l’on a envie de faire partager. En plus, le thé, se déguste comme le vin, il y a des terroirs et des crus, comme le vin, donc le sujet est pour moi vraiment passionnant.  Donc, pour les buveurs de café, ceci ne sera pas très intéressant pour vous.Camellia Sinensis est une boutique de thé situé à Montréal et aussi  dans la ville de Québec. Nous avons fréquenté pendant notre séjour québécois principalement la boutique montréalaise. Un endroit vraiment très sympa, détendu, comme j’en ai rarement vu. Je suis toujours très fière en tant que québécoise de trouver des endroits comme cela qui sont on le sent dirigés par des gens amoureux de ce qu’ils font. 

Thé façonné qui s'ouvre comme une fleur...magnifique

Les thés provenant de cette maison de thé crée en 1998, sont tous sélectionnés par 4 passionnés qui parcourent le monde à la découverte de thés magnifiques. Ils ont une large sélection de thés biologiques. Je me suis amusée depuis mon retour à déguster les 12 thés que j’avais acheté dans un coffret découverte. J’ai pour ma part un faible pour les thés wulong de Taiwan, c’est des thés qui sont très délicats et j’aime vraiment leur goût. Dans le coffret dégustation il y avait les thés suivants :

 Thé noir Qimen bio de Chine

Thé noir Assam Gingi d’Inde

Thé Wulong Shui Hsien de Chine

Thé Wulong Jin Shuan  de Taiwan

Thé Wulong Tung ting chang de Taiwan

Thé Wulong Cui Yu de Taiwan

Thé Vert  Huiming bio  de Chine

Thé vert Yuzan bio de Chine

Thé vert Bancha Suruga du Japon

Thé blanc Bai Mu Dan de Chine

Thé noir  aromatisé Earl Grey

Thé vert aromatisé Bleuet et violette

  

 

 Sélections des 12 thés

 Si vous habitez montréal ou que vous y aller en séjour, allez faire un tour chez

Camellia Sinensis, c’est vraiment un endroit à connaître. Pour les coordonnées, j’ai mis leur site internet en ligne, il paraît que l’on peut commander de France….affaire à suivre.

par Dupéré Barrera publié dans : vendanges 2005
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Lundi 12 septembre 2005

Je ne vous parlerai pas de la gravité de la situation… Car philosophiquement parlant, on pourrait en débattre à l’infini avec en point de mire la question essentielle :  Qu’est-ce qui est important ?

 Quand on se pose cette question et qu’on y répond sincèrement cela nous amène souvent à un « lâcher prise » salutaire.

 Mais non, ce n’est pas de cette gravité là que je veux vous parler mais de celle que l’on met à toute les sauces comme argument marketing de foire aux vins (dans les suppléments spécial vins des magasines généralistes aussi).

 On peut souvent lire en ce moment : Tel vigneron vient de se faire construire un chai tout en gravité. Alors là, je ris.

 En effet, que la vendange amenée par le haut des cuves tombe par gravité dans la cuve c’est bien mais ensuite, il faudrait pour travailler réellement en gravité autant de niveau dans le chai que de remontages lors de la vinification soit en moyenne 2 par jour sur 10 jours autant dire 20 niveaux de 3 mètres en moyenne soit 60 mètres de dénivelés. Mais ce n’est pas fini car il faut ensuite avoir un pressoir en contrebas puis des cuves dans des niveaux inférieurs pour les soutirages, assemblages et mises en bouteilles, soit encore une dizaine de niveaux. On arrive donc a près de 100 mètres de décalages entre la réception des raisins et la mise. Bien sur, je ne connais aucun domaine avec cette hauteur mais par contre beaucoup qui nous parle de gravité à longueur de prospectus !

 En fait, la gravité, il faut la créer… avec des gros bras (c’était le cas avant l’ère de l’électricité) ou avec un voire deux chariots élévateurs.

 Et voici illustré par Jessie apicultrice de la Loire et Bruce, BTS viti oeno de l’année en découverte pratique du métier de vigneron.

pas de foulopompe

 Chaque cuve est posée sur une palette pour pouvoir être soulever et éviter tous pompage...

Vue depuis un chariot élévateur de Jessie en train de fouler aux pieds et dans la bonne humeur une cuve de Nowat Carignan cabernet qu'elle vient de vendanger...

Et voilà, le classique des vendanges : ça dégénère et Bruce va prendre en pleine figure un peu de marc... A noter qu'avec ces contenants légers et pratiques de 500 à 1500 litres, on est toujours en contact avec le vin, les levures en actions, les odeurs, la douceur du marc, la chaleur du chapeau etc...

 
par Dupéré Barrera publié dans : duperebarreranowatwinelovers
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