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Dimanche 22 janvier 2006

Et voilà, cette année nous débutons un peu plus tôt que d’habitude… Faut dire qu’avec le plantier de Syrah et les petits fermages de vieilles vignes de mourvèdre en plus, cela commence à faire beaucoup à tailler (près de 7 hectares).

Nous faisons toute la taille nous même, certains vignerons diront que c’est de la folie (ou de l’inconscience) mais cela nous plait beaucoup.

Je pense bien sûr à deux de nos « co-blogueurs » : hervé Bizeul et Jean-Luc Thunevin. Il y a quelques temps Hervé dans son blog nous parlait de sa nécessité de déléguer au maximum les travaux de la vigne à son équipe pour pouvoir aller parler de son vin et de sa démarche à travers le monde entier (Angleterre, Belgique etc).

Hervé aussi évoquait les « entrepreneurs » californiens par opposition aux agriculteurs français, et il a raison, mille fois raison, pour faire du business, être reconnu et réussir (réussite à la Aimé Guibert par exemple avec son Daumas Gassac), il faut prendre le temps d’aller rencontrer les journalistes, amateurs, restaurateurs et sommeliers, cavistes etc…

Il faut investir de son temps et de son énergie, faire déguster, envoyer des échantillons, si possible être parkerisé, poser dans les revues, faire de la Pub et du bon marketing, des interviews radio, et jusqu’à, pourquoi pas, des emissions people style "Delarue" à la TV française (cf un des derniers articles de Thunevin) !

 

 

 

Bref, il ne faut pas passer des semaines dans ses champs de vignes, quasiment seul, le dos courbé comme ça :

 

 

 

Manu, hier dans nos vignes, je précise hier car en fait, nous suivons le calendrier lunaire et biodyn - il s’agit d’éviter les périodes de nœuds lunaires (défavorable à la taille) notamment.

 

 

 

Actuellement la lune est descendante et c’est très bien pour effectuer la taille (en gobelet sur l’ensemble de notre vignoble). Pas de palissage fil de fer, juste quand il en faut (pour les cépages retombants comme le cinsault – sur la photo) des piquets de bois.

 

 

 

Manu en pleine réflexion de taille avec un sécateur électrique (pas nowat donc ;-))) La batterie finalement très légère est sur le gilet au dos.

 

 

 

Laurent, à l’ancienne, avec le sécateur poignée tournante. Là faut dire qu’après quelques heures de taille, on est nettement moins efficace qu’avec l’électrique. Les muscles et tendons de la main qui taille fatiguent beaucoup plus vite, il s’agit alors d’aller boire un thé chaud ou d’aller replanter les piquets bois déstabilisés par le passage du tracteur.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Mercredi 30 novembre 2005

Après la cueillette des olives....le moulin.

   

Moulin à l'ancienne avec mon père René et

sa femme Elise

 

Nous avons choisi le moulin de Callas, qui est dans le haut var à environ 1 heure 15 de Toulon. Nous aimons bien ce moulin car nous amenons nos olives  et nous repartons 2 heures plus tard avec notre huile. Nous pouvons suivre tout le processus et être certain que nous repartons bien avec notre propre huile d’olive. Car lorsque l’on amène plus de 300 kilos, le moulin presse nos olives et nous repartons avec notre huile d'olive.

Nous avons amené pour cette première pressée 423 kilos d’olives et avons obtenus en retour 52 litres d'huile d'olive.

 .

Le rendement cette année n’est pas très bon, car il a beaucoup plu, les olives sont gorgées d’eau, il n’y a pas eu beaucoup de vents pour les sécher et il n’a pas fait très froid, le gel donne un meilleur rendement.

Nous vous amenons donc dans cette aventure…..

 

Voici le moulin de Callas, qui produit une très bonne huile d’olive et qui nous fait donc la prestation  de service pour le pressage de nos olives.

 

 

 Le moulin…. A l’ancienne, ce n’est pas celui là qui pressera nos olives, mais plutôt cette installation moderne. C’est fini le bon vieux temps J

  

 Donc, nous mettons toutes nos cagettes dans de gros bacs, pour qu’ils puissent effectuer la pesée et ensuite verser les olives pour qu’elles soient lavés et soufflés pour enlever des petites feuilles ou branches que nous aurions pu laisser.

 

Ensuite, elle commence à être malaxé et brassé pendant environ 1 heure. Ce qui est dommage c’est que vous ne pourrez pas sentir l’odeur embaumante de ce parfum d’olive qui s’échappe de ce malaxage, c’est une odeur que j’adore, mais qui peut paraître très forte pour certain.

Ensuite ce mélange passe dans une centrifugeuse et on obtient notre magnifique huile. Elle coule à flot.

 

 

Et puis comme dans toute chose il y a des résidus, qui sont recyclés dans les champs d’olivier du moulin de Callas.

  

Une très bonne journée, 52 litres d’huile et une seule motivation repartir dans les champs d’oliviers ce week-end pour poursuivre l’aventure….on vous tiendra au courant de nos péripéties oléicole.

P.S. une petite précision sur les olives, car beaucoup de personnes nous posent la question suivante : quelle est la différence entre une olive verte et une olive noire ? c’est seulement que l’olive verte n’est pas mûre et que l’olive noire l’est.

Dans un prochain article je vous parlerai des différentes variétés d’olives qui existe.

 

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Samedi 19 novembre 2005

Et voilà, on se remet à peine des vendanges, que ça démarre de nouveau mais pour les olives.

Maturités différentes sur un même arbre : olives vertes (les moins mures) à noires... C'est l'assemblage des deux au pressoir qui aménera la complexité et l'ardence...

 Fernand à la technique rateau et filet au sol.

La plupart de fruits sont récoltés "grain par grain". Les machines (vibrantes et bruyantes) sont prohibées.

Notre grand mère (92 ans) est très heureuse de ramasser sur les branches coupées les olives... . L'occasion aussi systématiquement puisque le temps le permet de faire une petite pause casse croûte avec de bonnes bouteilles de vin. 

Manu regarde son trésor... Il ne s'agit pas là du Cayon provençal (80 % des variétés présentes chez nous) mais d'une variété italienne caractérisée par de très gros fruits (rares dans notre oliveraie car ils sont plus sensibles à la mouche de l'olivier que nous ne traitons absolument pas - l'équilibre écologique de la Procure fait que les insectes ne détruisent qu'un pourcentage très faible de la récolte). 

Et pendant ce temps le hangar se construit (cf l'article sur les fondations du premier édifice de la Procure).

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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Jeudi 3 novembre 2005

Enfin, après trois années de culture des vieilles vignes et la plantation de plus d’un hectare de Syrah, nous commençons à bâtir le Clos de la Procure (le Mas historique a été détaché de la Procure suite à un divorce et ce avant notre arrivée).

 

Nous débutons modestement par un petit cabanon pour y loger le tracteur et les outils.

                                                            

La suite, ce sera le chai pour y vinifier la Procure et y recevoir nos visiteurs.

par Dupéré Barrera publié dans : le domaine du clos de la Procure
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