Les premières cuves se terminent… et après les macérations d’usages (plutôt longues cette année : minimum 3 semaines), c’est l’heure du décuvage, moment toujours intense et passionnant.
Il y a 4 grandes étapes dans la vie d’un vin (rouge) :
1- les vendanges (on sépare le fruit de sa source la plante vigne), c‘est en quelque sorte, l‘acte premier de la création du vin.
2- le décuvage (on sépare les matières solides comme la peau et les pépins du jus) ; le fermentation peut s’apparenter à une gestation, une activité biologique extrêmement intense. Réaliser un pressoir à l’ancienne, cela peut ressembler à un accouchement ! On souffle, on transpire, on crie, on pousse (enfin, ceci dit, c’est laurent qui écrit et personnellement je ne sais pas ce que c’est que d’accoucher !).
Utiliser des pompes et un pressoir pneumatique à cage fermée, ce serait un peu une césarienne.
3- le soutirage et assemblage après malo (on façonne la personnalité du vin, on l’éduque). C’est l’adolescence. Il y a des crises et des surprises…
4- la mise en bouteille, là c’est très important car le vin quitte son gros volume d’élevage pour rentrer dans une 75 centilitres (généralement). Il devient autonome, peut mal virer (bouchonné) ou, et c’est le but continuer sa vie vers plus de maturité et d’épanouissement. Dans toutes ces étapes cruciales, nous l’accompagnons au plus près, nous lui parlons, communiquons, voilà aussi pourquoi, nous sommes plutôt contre les mises en bouteilles sous traitées en camion embouteilleur comme c’est hélas le cas aujourd’hui dans trop de domaines (même les plus qualitatifs !).
La suite, c’est une histoire de stockage, d’habillage, de prix de vente, de marketing, d’expédition, d’acte d’achat de la part du passionné(e) amateur(trice) de vins (et là, cela devient votre histoire à vous lecteurs(trices), consommateurs(trices), oenophiles).
La bouteille et son vin s’en vont finir leur vie sur une table, entre amis, je l’espère, autour de bonne humeur et amenant aussi beaucoup de plaisir. C’est une sorte de mort, mais plutôt dans l’esprit bouddhiste, avec de la joie et de l’espoir…
Fernand, fait monter la pression... Après avoir passé sa vie à travailler chez les plus grands brasseurs, il "profite" aujourd'hui de sa retraite, pour continuer à faire danser les levures (après la bière... le vin).
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