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dégustations oenophiles

Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 23:27

Chaque année, avec notre club de dégustation (Ndlr « l’avenir du vin » de Marseille), nous essayons d’inviter plusieurs vignerons d’un peu partout pour qu’ils viennent témoigner de leur démarche et par la même occasion, nous faire découvrir leurs vins.

Cette dernière fin de semaine, nous avons donc reçu nos amis, jean Christophe et Valérie Bott Geyl (voir leur site web : http://www.bott-geyl.com ).

Après la soirée dégustation du vendredi au club, nous avons été reçu le samedi chez deux « marseillais » fiers de nous faire découvrir la vraie bouillabaisse (donc pas celle inabordable et douteuse que l’on retrouve hélas dans trop de restaurant de la cité phocéenne).

Comme je venais de fêter mes 40 ans, ce fût l’occasion aussi en entrée (foie gras et charcuterie maison) de se boire un Mouton rotchild (il doit manquer un h quelque part mais comme on dit au Québec, on s’en crisse) 1966. Le nez était exceptionnel, d’une grande complexité, la bouche était conforme à l’idée qu’on se fait du Bordeaux "en général" : un peu maigre, manque de matière et de puissance évident (certains buveurs d’étiquettes appelleront cela de la finesse et de l’élégance).

On finira le repas sur un autre Bordeaux : Climens 1989, au très bel équilibre sucre acide, un mythe pour certains auquel je préférais et de loin, un SGN de nos amis alsaciens.

Claude (médecin grand spécialiste des reins la semaine), s’est reconverti en découpeur de filet de poissons de roche…

La journée de samedi était déjà bien entamée avec ce repas mais il fallait compter encore avec un rdv pro avec un agent et le soir même une dégustation avec Slow Food dans notre propre chai à la Garde !

Lulu du domaine Tempier (89 ans et pleine de vie) nous a fait l’honneur de sa présence (mais visiblement elle paraissait plus intéressée par goûter nos Bandol que les grands crus d’Alsace !).

Rossignol Trappet aussi était là pour profiter de ce panorama gustatif à travers les cépages alsaciens, les terroirs (ah le Sonnenglanz!) et les sucres résiduels (VT et autres SGN).

La soirée était de plus conviviale et pour 15 euros, on a pu s’essayer aux accords mets et vins entre l’alsace et… du foie gras, du munster (amené par les bott geyl), du saumon sauvage péché à la ligne, du comté 40 mois d’élevage, des charcuteries alsaciennes et italiennes et je ne sais plus quoi.

Malgré un très bon pinot noir des bott geyl, on s’est tout de même ouvert d’autres rouges dont un Nowat 2004 et quelques Bandol India. On a même fini la soirée sur un méditatif TIB 56 : c’est un vin nowat tendance rosé cuivré aux reflets dorés avec un élevage oxydatif de 56 mois en fût d’Yquem, cépage 100 % tibouren et degré alcoolique naturel proche des 17 % (du très bizarre comme on dit chez nous).

Dimanche soir, nous nous reposons car demain est une longue journée partagée entre la réception d’un journaliste du vin et un four de faïence de pièces expérimentales à l’atelier des Plaines.

Par Dupéré Barrera - Publié dans : dégustations oenophiles
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 18:45

Les raisins rentrés, les premières cuves terminées, cela nous laisse un peu de temps pour respirer... retourner au cinéma (je viens de voir le Parfum et l'excellent "Click" qui nous amène à réfléchir sur le sens de la vie et sur les efforts professionnels notament) se refaire quelques expos, reprendre plus activement la céramique et la scuplture (pour Laurent) et le chant sacré (pour Manu)... et aussi pour se promener dans le vignoble.

Dans cette photo à l'entrée du domaine, il y a trois paons qui se cachent...

Nous étions samedi dernier au Château Revelette déjà visité avec notre club de dégustation. Il s'agissait pour Peter Fischer de sa dernière journée de vendanges (des cabernets en vin de pays) mais il a pu de nouveau nous recevoir avec un enthousiasme et une passion qui font plaisir à voir.

A noter ces cuves de 500 litres (bacs à piger et demi muids ouverts) qui rappelle les cuvées Nowat, un travail d'orfèvre basé sur les vinifications du Priorat (le trio infernal avec Combier et Gérin).

Les 2006 s'annoncent comme chez nous très bons mais le terroir et l'équilibre des vins sont cependant très différents entre le littoral et ce secteur tardif des coteaux d'Aix derrière la Sainte Victoire.

Voici quelques verres de dégustation plutôt teintés !

On finira avec un verre de grand blanc 2005 relooké cette année.

Indéniablement, un beau vin de repas. Ce domaine en pleine évolution mérite toute votre attention.

La matinée se termine et Iéna et françoise (secrétaires du club de dégustation de l'Avenir du vin) nous ont préparés une blanquette de veau.

L'accord a été tenté sur 4 blancs, le Château Simone 1992 malgré son âge est celui qui est le mieux passé avec ce plat. Le bourgogne "murger dents de chien" 2000 est celui que j'ai le plus apprécié en dégustation pure.

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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 09:03

Septembre se termine. Je vous ai parlé il y a peu de la rentrée des guides vins ; il me reste d’ailleurs à évoquer un dernier : le Gault Millau vin 2007, un petit bijou, une nouvelle édition totalement remaniée (article à venir).

En attendant, c’est aussi la rentrée des associations et notamment, vendredi dernier, celle du club de dégustation de Marseille Gemenos : « l’avenir du vin » dont nous sommes membres depuis 1998.

J’en parle sur ce blog, car les clubs de dégustations sont très importants pour les vignerons, ce sont des condensés d’avis, de goûts, de passions ou de snobismes, de curiosités, de classicismes etc…

On comprend alors mieux la complexité du monde du vin. Lorsque, comme c’est le cas actuellement, on se pose des questions sur les durées de macération des cuves, les extractions, la destination du vin que l’on veut faire (vin de soif, vin de garde), on essaie d’imaginer vers quel type d’amateur sera destiné telle ou telle cuvée.

D’ailleurs, aller jeter un coup d’oeïl sur le blog de Stéphane Loisel, un jeune nouveau de l’écurie Bizeul dans le Roussillon. Ce jeune vinificateur, pour sa première cuvée, se pose la question du type de vin à créer (vin de soif et de fruit ou vin de terroir) :

http://stephaneloisel.typepad.fr/leblogdestephaneloisel/2006/09/garder_le_fruit.html

Vendredi dernier donc, c’était l’assemblée générale du club avec élection du bureau et dégustation, sans thème précis, de bouteilles de la cave du club (avec son lot de bonnes et moins bonnes surprises).

Une quarantaine de passionné(e)s autour d’un bon buffet et qui n’attendent que de découvrir les prochaines soirées : le Carignan, une verticale Montus et Bouscassé, le Rhône Nord, la visite des Bott Geyl, vignerons alsaciens d’excellence, etc…

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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 20:28

Désolé de ne pouvoir écrire plus souvent sur notre blog mais la sécheresse nous oblige à passer beaucoup de temps dans nos vignes (notamment pour s'occuper des plantiers de syrahs qui souffrent).

Nous avons cependant reçu chez nous lundi dernier un célèbre journaliste japonnais : M. Tanaka du magazine Wine art. Nous l'avions déjà rencontré il y a deux ans à Tokyo, et ce fut un plaisir de le rencontrer de nouveau et de l'accompagner sur une journée découverte de l'AOC Bandol.  Superbe vue de l'amphithéâtre de vigne créé par la famille de saint victor à Pibarnon !

Nous avions choisi 3 domaines incoutournables : Château de Pibarnon, Domaine Tempier et Domaine de la Tour du Bon. L'occasion pour nous aussi de déguster quelques uns des plus grands vins de Provence. M. Tanaka et M. Peyraud en reflexion autour d'une cuvée spécial 1982 de Tempier sortie de la cave perso du propriétaire (un délice, énormément de finesse et fruit).

Personnellement, on retiendra surtout les cuvées parcellaires : Tourtine et migoua (2003) de Tempier et Saint Féréol d'agnes henri et d'antoine pouponneau.  Séance photo (au Leica non numérique s'il vous plait) avec Antoine Pouponneau et des admiratrices sommelières québécoises.

 Petite pause le midi à notre "cantine", le verger des Kouros à Cuers avec mlle Yukako autour d'un Bandol india 2004 qui vient d'être mis en bouteille.

Belle journée en conclusion, de la belle communication, des beaux vins, du partage !

PS : Antoine Pouponneau est un ami que nous n'avons pas assez souvent l'occasion de voir et quelques jours plus tard, par la venue d'une courtière parisienne qui venait de passer au Clos des Fées, nous avons pu faire une petite dégustation de belles bouteilles du grand sud :

Le clos des fées (rouge et blanc 2004), l'Oustal Blanc de philippe Cambie et une partie de la gamme tour du bon et dupéré barrera (nowat), un article en entier ne suffirait pas à décrire la soirée... Faut le vivre.

PS 2 : merci hervé et claudine (si vous nous lisez) pour les vins, votre grenache blanc 2004 était particulièrement exceptionnel ce soir là, quel leçon !

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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 14:42

Avec notre club de dégustation, nous essayons chaque année de rendre visite à des producteurs de vins qui méritent toute notre attention. Et cette année, ce fut le cas chez Peter Fisher au Château Revelette en Coteaux d’Aix en Provence.

 

En Provence, il y a beaucoup d’argent et d’investisseurs étrangers mais finalement peu de vignerons ambitieux alors quelle joie de rencontrer Peter (allemand d’origine), un vrai passionné qui pousse d’ailleurs l’expérimentation jusqu’en Priorat avec son domaine « le trio infernal ».

 

Revelette est situé sur un terroir très frais (d’altitude au nord de la Sainte Victoire) et est cultivé en agriculture biologique (certifiée dans ce cas, pas juste de la « tchatche » des bioportunistes qui nous racontent qu’ils sont presque en bio !). Les vinifs sont faites de façon le plus naturelle possible (sauf pour les rosés levurés).

 

Peter nous as reçu de façon très professionnelle et passionnée et ne comptait pas son temps pour nous faire découvrir son domaine et ses vins.

 

Parmi ceux-ci les rouges 2005 sont exceptionnels notamment au regard des pluies importantes de septembre. A noter, et c’est nouveau, l’apparition dans le grand vin rouge d’un très beau carignan. Les cabernets sont en ce moment un peu durs mais les syrahs semblent très prometteuses. En blanc, le Chardonnay s’exprime plutôt bien sur ces terroirs frais.

 

Bref, une visite surprenante (en positif) et une très belle rencontre d’un homme passionné et charmant à mille lieux de l’univers superficiel des primeurs bordelais qui commencent à me gonfler avec leurs prix astronomiques (d’une indécence totale lorsque l’on s’intéresse de plus près à la viticulture girondine en pleine crise).

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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 19:19

Nous sommes en train de déménager une partie de notre cave perso (commençée à l’époque ou j’étais ingénieur géologue) et c’est l’occasion de s’ouvrir quelques belles bouteilles entre  amis : les présidents de convivium de slow food Provence : mike, lucien et leurs épouses, le caviste « gitan » jean phi d’absoluvins et notre stagiaire québecois futur sommelier à Montréal :

 

Apéritif au Champagne : Egly Ouriet VP et Les Rachais de Boulard (parcelle en biodyn), du bon, du grand… Le Rachais surprend certains mais il présente les caractères d’un grand chardonnay de Bourgogne !

 

Une coulée de Serrant 1994 s’ouvre peu malgré un carafage très long.

 

Ensuite pas mal de vins et notamment le fameux Sociando Mallet 1996, surcoté à notre avis bien qu’il commence à se laisser boire (tannins fondus actuellement). Un bon Bordeaux mais pas de quoi en faire un plat, bref soit on dit qu’il n’est pas encore à son apogée soit on le revend aux enchères aux buveurs d’étiquettes !

 

De la même année, un vin plus du sud, le Trévallon 1996 rouge, beaucoup plus de plaisir, du gras et du fruit, presque écoeurant ! On y trouve un air de famille évident (le cabernet sauvignon ?) avec le Daumas Gassac 1998.

 

Un autre vin de plaisir : l’Oustal Blanc 2004, un grand vin rouge de la star montante du Minervois la livinière. Mister Cambie (œnologue à Châteauneuf) nous gratifie d’un très grand vin d’une ambition rare.

 

L’avantage avec ce type de repas, c’est qu’on peut se faire plaisir avec des vins qui seraient aujourd’hui totalement inabordables en restauration.

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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 08:50

Ce samedi, petit break, malgré le travail au chai et à la vigne, j’ai décidé de prendre une journée pour accompagner les membres de notre club de dégustation (l’Avenir du Vin de Marseille) pour une petite virée oenophile dans les dentelles de Montmirail.

Nous débutons la journée par un domaine assez classique : les Amouriers (rien à voir avec les amours mais plutôt avec les muriers). L’accueil est très sympathique, les vins sont dans l’ensemble bien fait même s’ils manquent un peu de vision et d’ambition par rapport à leur superbe terroir. J’ai préféré les vin de pays (à 4 euros !) et les simples côtes du Rhône (notamment 2003) aux Vacqueyras chauds et manquant d’élevage (pas de bois du tout). Pour les amateurs de tisane de chêne américain, il reste encore du 2001 en 100 % syrah (haut de gamme à près de 15 euros).

 

 Le domaine évolue lentement et ces efforts qualitatifs devraient se retrouver dans la bouteille dans les millésimes à venir (abandon du désherbage chimique et travail du sol, arrêt du chêne américain pour des boisés français et des demi muids etc).

 

Pause le midi au restaurant (le classé « trois marmites » par le guide Hubert à Gigondas) les Florets. Le cadre est superbe (au pied des falaises calcaires des dentelles de Montmirail) et le rapport Q/P au rendez-vous. A noter une entrée et un dessert d’exception !

 

 On file ensuite à Cairanne, passer voir le nouveau caveau de Marcel Richaud. Nous sommes reçus très gentiment par madame Richaud, toujours très présente au domaine. Il n’y a pas grand-chose à vendre, il faut attendre la mise des 2005 à venir ! Je repart tout de même avec un Magnum des Estrambords 2003 (lui aussi classé « ténor de l’année » par Pierre Casamayor).

 

Puis retour à Gigondas au domaine Santa Duc ou nous sommes reçu royalement par Yves Gras très prolixe qui va nous tenir en haleine plus d’une heure (présentation des vignes et du travail en bio, de la vinification, des petites histoires avec Robert Parker qui passe chaque année au domaine etc) avant d’attaquer la dégustation des vins du domaine.

   

Les vins sont très denses, tanniques (non éraflés) et les élevages bien maîtrisés (a noter la présence de pas mal de barriques de Dominique Laurent qui se fournit avec Tardieu à Santa Duc pour quelques pièces de Gigondas). La cuvée prestige s’appelle les Hautes Garrigues issues de vignes ancienne autour du domaine en dessous du village de Gigondas. Cette cuvée est parkerisée et devant la passion des membres de l’Avenir du Vin, Yves n’hésite pas à aller chercher dans sa cave perso une bouteille de hautes garrigues 1995 (notée 95/100) pour étudier le potentiel de vieillissement. Il y a de la marge, très belle bouteille.

 

 Le personnage vigneron est extraordinaire et visiblement très doué pour la communication de sa passion. Du coup, impossible d’en placer une, personne ne parle et d’ailleurs, je ne me suis même pas présenté en tant que vigneron ou négociant. Ce n’est pas grave, l’important était de s’ouvrir les papilles et l’esprit à ce qui se fait de mieux dans les côtes du Rhône méridionale !

  

Une belle journée donc mais qui me fait penser que finalement en Provence, on a des terroirs largement aussi intéressants que ceux de Gigondas, Vacqueyras ou Cairanne mais qu’en l’absence de vignerons passionnés, on n’est pas prêt de retrouver la gloire de cette époque lointaine ou les romains commençaient à planter de la vigne sur les bords de la méditerranée plutôt que sur les galets roulets ou les caillasses des bords du Rhône !

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 09:55

C’est la saison de sortie des guides gastronomiques (Michelin, Gault et Millau etc) ; Pour les guides « vins », il faut attendre la traditionnelle rentrée de septembre (guide vert ex Bétanne Dessauve, Hachette, Gault et Millau vins etc).

 

Le Guide Hubert (28ème édition), c’est un peu particulier car il regroupe 2300 restaurants mais aussi une sélection vins de plus de 1000 bouteilles dégustées par Pierre Casamayor et Hélène Durand !

 

Pour les vins, les notes vont de 1 à 5 verres, 5 étant la note maximale.

Ensuite Pierre Casamayor ajoute ses coups de Cœur appelés les Ténors de l’année : on y retrouve des pointures (Angelus 2002, Tempier la Migoua 2003, Daumas Gassac blanc 2005,  etc) des connaissances à nous (la Madura 2003 en Saint Chinian, Mas neuf en Costières, charles hours en Jurançon, Sorin 2003 à Bandol etc), et… classé par erreur en coteaux du Languedoc avec la Négly, le Mas Cal Demoura et le Prieuré de St jean de bébian, notre NOWAT 2003 qui est, il faut le dire, un Côtes de Provence.

 

Nous avions envoyés à Pierre Casamayor que deux vins rouges côtes de provence vinifiés dans notre chai de la Garde (dans la zone industrielle de Toulon !!!) : le NOWAT 2003 (achat de raisin sur trois terroirs et assemblage Syrah, Cabernet, Mourvèdre, Carignan et …) et la Procure 2003 (provenant de notre vignoble agrobiologique, c’est notre premier millésime composé de Grenache, Mourvèdre et quelques rares cinsault et carignan en très vieilles vignes).

 

Manu devant la cuve de Nowat 2003 (soutirage sans pompage par gravité et vinification en petite cuve de 500 litres)

Voici ses notes :

 

Nowat 2003 : 5 verres (note maximale) et Ténor de l’année

Commentaire de dégustation : « un nez riche, avec des notes giboyeuses, de fruits confits, de figues, de pinède. La bouche a beaucoup de densité, une belle expression fruitée, des tanins veloutés. Jolie fraîcheur finale pour ce vin à la fois moderne et de caractère ».

 

La Procure 2003 : 4 verres et demi

Commentaire de dégustation : « un beau nez mur, complexe avec de la cerise noire, des notes de kirsch, d’épices douces. La bouche est très fruitée, ample et denses, avec des tanins riches mais de l’équilibre. Finit sur cette cerise plutôt excitante. »

 

Ce qui est amusant, c’est que ces deux vins avaient également été appréciés par Bétanne et Dessauve avec d’excellentes notes mais classés inversement (la finesse de la Procure devant la puissance du Nowat). Des goûts et des couleurs…

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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 09:17

Je me souviens il y a peu de temps d’une superbe réunion de grands producteurs sudistes par le mouvement Slow Food autour de ce cépage très répandu et pourtant pas assez connu : le Grenache.

 

Evidemment, on peut évoquer Rayas, ce Châteauneuf du Pape mythique qui avait comme réputation de produire des vins peu colorés mais d’une grande finesse et d’un potentiel de garde incroyable. On évoquera aussi l’Espagne, berceau du Granacha et pourquoi pas la Sardaigne (cf notre article sur villa Favorita ou nous avons été séduit par un 100 % grenache d’une très grande classe : panevino).

Mais l’idée de redécouvrir différentes facettes de ce cépage par le club de dégustation, l’Avenir du Vin de la région Marseillaise, se fera autour du Roussillon, du Languedoc, de la Vallée du Rhône et de la Provence. 

 

Iéna et Françoise sont partis en virée dans ces régions pour nous ramener « leur » sélection de grenache… Voyez plutôt :

Corbières Château la Baronne 2004 blanc (6,5 euros)

Roussillon (en vin de pays des côtes catalanes) Le Clos des Fées d’Hervé et Claudine Bizeul en vieilles vignes de grenache Blanc (18 euros)

Haut Gléon (Languedoc) en grenache gris en vin de pays 2005 (8 euros)

Dupéré Barrera, la Procure parcelle de la « Font du Cure » (100 % grenache noir en côtes de Provence 2002 à 12 euros)

Languedoc d’Alain Chabanon les boissières 2002 (21 euros)

Côtes du Rhône de Gramenon « a pascal S » 2003 (23 euros)

Châteauneuf du pape la Janasse cuvée Chaupin 2001 (35 euros)

Minervois borie de maurel 2001 (12 euros)

Collioure mas blanc l’agoulle 2001 (13 euros)

Et en vin doux naturel l’incontournable Mas Amiel Maury vintage 2002.

 

Difficile de résumer une telle soirée mais voici les vins que j’ai beaucoup aimé :

Le blanc très équilibré du clos des Fées (surtout en le redégustant à table le lendemain) ce vin à l’ouverture présentait des notes soufrées (chou, pierre à fusil) qui ont déroutées certains dégustateurs, mais ces arômes ont rapidement été remplacés par des notes florales délicates.

La Janasse très beau vin mais typé international et le coté « Parker » n’a pas plu à tous.

La Font du cure 2002 (notre premier vin de domaine) pour sa qualité de fruit et sa façon de transcender le millésime (réputé catastrophique dans le sud).

 

Le Gramenon « a Pascal S » tout comme la cuvée « la mémé » sont pour moi des très grands vins de la vallée du Rhône (très supérieurs d’ailleurs à beaucoup de chateauneuf) mais ils ont souffert de la canicule de 2003 et on perçoit hélas derrière le fruit et l’énorme matière une acidité volatile brûlante et dérangeante.

 

Bien aimé aussi, l’expression très droite du grenache sur schiste (secteur Banyuls) du Mas Blanc 2001.

 

Les Languedoc, cette soirée là, se goûtaient plutôt mal. Difficile de généraliser sur ces quelques exemples mais il est possible qu’en Languedoc les efforts se portent plus sur la Syrah ou le Carignan que sur le grenache qui reste en Roussillon et en vallée du Rhône un cépage roi !)

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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 05:22

C’est un des meilleurs bars à vins que nous connaissions… la personnalité et la passion du vin du jeune « patron » Patrick y est pour beaucoup.  

 

Photo de la carte et des verres gravés Bu très adaptés aux dégustations.

 Son concept de proposer des trios thématiques est des plus intéressants pour tout amateur oenophile.

  

 

Photo du service du trio Dupbar à gilles Martin, notre importateur au Québec.

 A coté des trios italiens, champenois, printaniers, on pouvait retrouver celui de nos vins rouges (châteauneuf du pape 2004, côtes du Rhône villages 2004, et nowat 2003). Le tout accompagné d’une « assiette Bu » très italienne dans l’inspiration (charcuterie, parmesan etc).

  

 

Photo du trio italien dont notamment la Spinetta très tendance à Montréal en ce moment.

 Patrick est aussi artiste (peintre) et amateur d’art, un point commun que nous partageons.

  

 

Photo de Patrick en train de service de la « Brute Rosée », notre bulle élaborée avec l’aide d’un vrai champenois ; à l’arrière plan on retrouve une toile temporairement exposée de Robert Wolfe, elle est magnifique et envoûtante (une rétrospective de l’artiste a lieu en ce moment à Montréal à la grande Bibliothèque et à la galerie Graff).

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