Dimanche 23 avril 2006
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Je me souviens il y a peu de temps d’une superbe réunion de grands producteurs sudistes par le mouvement Slow Food autour de ce cépage très répandu et pourtant pas assez connu : le Grenache.
Evidemment, on peut évoquer Rayas, ce Châteauneuf du Pape mythique qui avait comme réputation de produire des vins peu colorés mais d’une grande finesse et d’un potentiel de garde incroyable. On évoquera aussi l’Espagne, berceau du Granacha et pourquoi pas la Sardaigne (cf notre article sur villa Favorita ou nous avons été séduit par un 100 % grenache d’une très grande classe : panevino).
Mais l’idée de redécouvrir différentes facettes de ce cépage par le club de dégustation, l’Avenir du Vin de la région Marseillaise, se fera autour du Roussillon, du Languedoc, de la Vallée du Rhône et de la Provence.
Iéna et Françoise sont partis en virée dans ces régions pour nous ramener « leur » sélection de grenache… Voyez plutôt :
Corbières Château la Baronne 2004 blanc (6,5 euros)
Roussillon (en vin de pays des côtes catalanes) Le Clos des Fées d’Hervé et Claudine Bizeul en vieilles vignes de grenache Blanc (18 euros)
Haut Gléon (Languedoc) en grenache gris en vin de pays 2005 (8 euros)
Dupéré Barrera, la Procure parcelle de la « Font du Cure » (100 % grenache noir en côtes de Provence 2002 à 12 euros)
Languedoc d’Alain Chabanon les boissières 2002 (21 euros)
Côtes du Rhône de Gramenon « a pascal S » 2003 (23 euros)
Châteauneuf du pape la Janasse cuvée Chaupin 2001 (35 euros)
Minervois borie de maurel 2001 (12 euros)
Collioure mas blanc l’agoulle 2001 (13 euros)
Et en vin doux naturel l’incontournable Mas Amiel Maury vintage 2002.
Difficile de résumer une telle soirée mais voici les vins que j’ai beaucoup aimé :
Le blanc très équilibré du clos des Fées (surtout en le redégustant à table le lendemain) ce vin à l’ouverture présentait des notes soufrées (chou, pierre à fusil) qui ont déroutées certains dégustateurs, mais ces arômes ont rapidement été remplacés par des notes florales délicates.
La Janasse très beau vin mais typé international et le coté « Parker » n’a pas plu à tous.
La Font du cure 2002 (notre premier vin de domaine) pour sa qualité de fruit et sa façon de transcender le millésime (réputé catastrophique dans le sud).
Le Gramenon « a Pascal S » tout comme la cuvée « la mémé » sont pour moi des très grands vins de la vallée du Rhône (très supérieurs d’ailleurs à beaucoup de chateauneuf) mais ils ont souffert de la canicule de 2003 et on perçoit hélas derrière le fruit et l’énorme matière une acidité volatile brûlante et dérangeante.
Bien aimé aussi, l’expression très droite du grenache sur schiste (secteur Banyuls) du Mas Blanc 2001.
Les Languedoc, cette soirée là, se goûtaient plutôt mal. Difficile de généraliser sur ces quelques exemples mais il est possible qu’en Languedoc les efforts se portent plus sur la Syrah ou le Carignan que sur le grenache qui reste en Roussillon et en vallée du Rhône un cépage roi !)
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