Il existe en Californie une cuvée mythique nommé LAKE (domaine Diamond creek que je n'ai d'ailleurs jamais dégusté). Et bien voici les photos de la Procure et de
son nouveau lac.
Bientôt, nous nous demandons avec manu si on ne va pas créer une base de loisir avec ski nautique ou slalom de kayak entre les poteaux de palissage du plantier de syrah.
Pour répondre à Iris, oui, nos vignes sont en coteaux mais la partie basse du plantier est "barrée" par un bel aménagement routier sur dimensionné (ah les copains de la DDE... christophe, tu dois
nous lire...). La bonne nouvelle, c'est que le très beau temps est enfin de retour.
Pour ceux (comme nous) qui lisent plusieurs blogs de vignerons, c'est toujours très intéressant de voir les différentes approches de la communication "blogosphérique" (là, je ne suis pas sur du
tout de la bonne utilisation de ce mot bizarre).
Dernièrement, hervé Bizeul http://closdesfees.com/blog2/index.php/post/2008/12/15/Pensee
(du clos des fées) s'est contenté de reprendre une citation de silenius avec un lien vers un site plein de vérité en écrivant : "un grand vin est sans pourquoi".
Je ne suis pas tout a fait d'accord avec lui mais je comprend son intention... la rose est sans pourquoi (de part sa beauté, sa réalité et son évidente vérité);
La notion de grand vin reste cepandant relative, surtout si l'on sait que Parker, l'histoire, la revue du vin de france, un décret de 1855, une gorgée de sophie marceau, un nom qui sonne
bien, un réseau, un journaliste bien logé bien nourri du wine speculator, des amis autour d'une bonne table, les conditions atmosphériques, le chêne liège et le chêne de la marine de Colbert, etc
font que tout cela relève du niveau 4 des "10 taureaux autour d'un rien".
Petite disgression vers un texte magnifique du douzième siècle attribué au maître Kakuan, moine appartenant à l'école Rinzaï (le Lin-tsi chinois).
Chapitre 4 donc, je cite :
"saisir le taureau
Je le saisis dans une lutte terrible.
sa forte volonté et sa puissance sont inépuisables.
Il s'élance vers le haut plateau loin au dessus du brouillard.
Ou il se dresse dans un ravin impénétrable"
et en relisant ce texte, je me dis que finalement le chapitre 6 mérite aussi d'être cité dans ce débat (si futile ?) :
Chapitre 6 :
"le retour sur le dos du taureau
sur le dos du taureau lentement, je retourne à la maison.
Le chant de ma flûte vibre dans le soir.
Je dirige le rythme sans fin avec mes doigts en battant la cadence de l'harmonie palpitante.
Quiconque entendra cette mélodie me rejoindra."
Et voilà, disgression visuelle maintenant : bouquet d'Ikébana sans pourquoi :
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