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Lundi 12 septembre 2005 1 12 /09 /Sep /2005 00:00

Je ne vous parlerai pas de la gravité de la situation… Car philosophiquement parlant, on pourrait en débattre à l’infini avec en point de mire la question essentielle :  Qu’est-ce qui est important ?

 Quand on se pose cette question et qu’on y répond sincèrement cela nous amène souvent à un « lâcher prise » salutaire.

 Mais non, ce n’est pas de cette gravité là que je veux vous parler mais de celle que l’on met à toute les sauces comme argument marketing de foire aux vins (dans les suppléments spécial vins des magasines généralistes aussi).

 On peut souvent lire en ce moment : Tel vigneron vient de se faire construire un chai tout en gravité. Alors là, je ris.

 En effet, que la vendange amenée par le haut des cuves tombe par gravité dans la cuve c’est bien mais ensuite, il faudrait pour travailler réellement en gravité autant de niveau dans le chai que de remontages lors de la vinification soit en moyenne 2 par jour sur 10 jours autant dire 20 niveaux de 3 mètres en moyenne soit 60 mètres de dénivelés. Mais ce n’est pas fini car il faut ensuite avoir un pressoir en contrebas puis des cuves dans des niveaux inférieurs pour les soutirages, assemblages et mises en bouteilles, soit encore une dizaine de niveaux. On arrive donc a près de 100 mètres de décalages entre la réception des raisins et la mise. Bien sur, je ne connais aucun domaine avec cette hauteur mais par contre beaucoup qui nous parle de gravité à longueur de prospectus !

 En fait, la gravité, il faut la créer… avec des gros bras (c’était le cas avant l’ère de l’électricité) ou avec un voire deux chariots élévateurs.

 Et voici illustré par Jessie apicultrice de la Loire et Bruce, BTS viti oeno de l’année en découverte pratique du métier de vigneron.

pas de foulopompe

 Chaque cuve est posée sur une palette pour pouvoir être soulever et éviter tous pompage...

Vue depuis un chariot élévateur de Jessie en train de fouler aux pieds et dans la bonne humeur une cuve de Nowat Carignan cabernet qu'elle vient de vendanger...

Et voilà, le classique des vendanges : ça dégénère et Bruce va prendre en pleine figure un peu de marc... A noter qu'avec ces contenants légers et pratiques de 500 à 1500 litres, on est toujours en contact avec le vin, les levures en actions, les odeurs, la douceur du marc, la chaleur du chapeau etc...

 
Par Dupéré Barrera - Publié dans : duperebarreranowatwinelovers
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